6 : la Nuit du 4 août (2) : Rencontre du 3ème type
L'été, la nuit, le ciel est dégagé sur l'immensité du sombre, moucheté de l'infinité des mondes, habités ou non, qui brillent d'une présence aussi intense qu'incertaine, car il y a quantité d'étoiles visibles qui ne sont plus... leur extinction ne nous étant simplement pas encore parvenue. J'avais cette impression que le feu de mon amour était de cette sorte : encore ardent, mais dans la seule apparence luminescente de mon imagination. En rêve, on a tous vécu des amours extraordinaires ! des histoires (généralement assez cul-cul) dignes des téléfilms les plus sirupeux, mal doublés et surannés. Pourquoi les gays ont-ils donc un goût de chiotte dès qu'il s'agit de choses sentimentales ? En tout cas, j'étais là comme la petite sirène à soupirer sur son rocher, perdant ses pensées dans le noir de l'océan, dont la molle mouvance, facilement inquiétante la nuit, semblait presque attirante pour sa capacité à tout absorber et ne laisser que l'oub...