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Affichage des articles du octobre, 2018

6 : la Nuit du 4 août (2) : Rencontre du 3ème type

L'été, la nuit, le ciel est dégagé sur l'immensité du sombre, moucheté de l'infinité des mondes, habités ou non, qui brillent d'une présence aussi intense qu'incertaine, car il y a quantité d'étoiles visibles qui ne sont plus... leur extinction ne nous étant simplement pas encore parvenue. J'avais cette impression que le feu de mon amour était de cette sorte : encore ardent, mais dans la seule apparence luminescente de mon imagination. En rêve, on a tous vécu des amours extraordinaires ! des histoires (généralement assez cul-cul) dignes des téléfilms les plus sirupeux, mal doublés et surannés. Pourquoi les gays ont-ils donc un goût de chiotte dès qu'il s'agit de choses sentimentales ? En tout cas, j'étais là comme la petite sirène à soupirer sur son rocher, perdant ses pensées dans le noir de l'océan, dont la molle mouvance, facilement inquiétante la nuit, semblait presque attirante pour sa capacité à tout absorber et ne laisser que l'oub...

5 : la Nuit du 4 août (1) : la Soirée

On a tous été dans la maison de Rapha, histoire de se faire une toilette soignée, après notre périple en mer, lequel fut bien plus calme que le gros temps (mental) qui s'annonçait pour la fête de ce soir. Chacun avait à cœur d'être le plus aguichant... et le plus propret, au cas où. Ce fameux « cas où » qui sème le chaos dans nos esprits déjà très échauffés. Au cas où une personne voudrait avoir un rapport sexuel avec nous – enfin, séparément ! (j'imagine). C'est fou parce que des tas de gens font l'amour en permanence, sur Terre, et ce n'est donc en rien un événement. Et pourtant, c'en serait un de méga badasse si ça arrivait à l'un d'entre nous, ce soir. Parce que le propre des choses qui doivent bien arriver tôt ou tard, c'est qu'elles n'arrivent jamais  ! TMTC. Or les cieux, un temps menaçants météorologiquement parlant, se sont singulièrement éclaircis pour deux d'entre nous qui touchèrent le Graal ce soir-là... tandis qu'un ...

4 : le grand Air du Large

On était dans les grosses chaleurs, et je n'ai pas très bien dormi. C'est qu'il y avait aussi une grosse chaleur en moi. Et pourtant, l'objet de mon obsession nouvelle n'était même pas une personne, mais l'image d'une personne. Je l'avais vu, c'est incontestable, mais je n'étais pas certain d'avoir entendu sa voix – n'en ayant pas souvenir en tout cas. Ce n'était pas un fantôme pour autant ! car sa matérialité ne m'avait pas échappée. Évidemment, je ne l'avais pas touché ; mais je ne doutais pas un seul instant qu'il était ferme, et chaud, et vivant, et capable de se mouvoir. Il y a mille et une manière de se mouvoir... et si je l'ai vu (du coin de l’œil) marcher avec cette souplesse et élégance assez caractéristique des Blacks, je n'ai pu m'empêcher d'extrapoler en imaginant ce que pouvait donner son ondulante verticalité transposée à l'horizontal... C'était absurde, dans l'absolu, mais c'e...